Pyrogravure et boutons en calebasse
Pyrogravure sur Calebasse
Ouahigouya, Burkina Faso, printemps 2012
Maurice Nassa, un ami, m'a invitée à participer à un atelier à l'orphelinat où il est bénévole. Lorsque nous sommes arrivés, une animatrice a rassemblé les enfants sous la paillote centrale : là, Maurice a distribué le matériel et donné les instructions : « Tracez au crayon à papier une bande sur la calebasse puis coupez-là en carrés pour inscrire chaque lettre de votre prénom. Ensuite avec le fer à pyrograver, dessinez doucement chaque lettre de votre prénom. Brûlez les bords, puis percez des trous à la chignole, deux de chaque côté. Montez ensuite votre bracelet avec deux fils, fermez-le avec un bouton pression. »
Sa pédagogie est très libertaire : il montre à qui veut, aide ceux qui le sollicitent, laisse les autres libres de faire comme ils veulent et à leur rythme. Cela paraît simple mais quand on l'observe c'est magique : avec vingt enfants pour trois scies et un pyrograveur, il n'y a eu ni dispute ni chichis, personne n'est venu le déranger inutilement. Les enfants sont mus par la confiance et la motivation personnelle de maîtriser la technique.
Boutons en calebasse
Ouagadougou, Burkina Faso, printemps 2012
Un ami, Aziz Sakandé fabrique des boutons pour les vêtements qu'il crée, à partir de fragments de calebasse. D'abord il faut couper les coins pour arrondir chaque morceau , puis on les frotte sur les bords et du côté tendre avec du papier ponce. Enfin, on perce deux trous au centre à la chignole, en commençant par la partie tendre, puis on fait chauffer quelques secondes les boutons, afin de les durcir et de leur donner une belle couleur marron caramel. Ces boutons sont tout ce qu'il y a de plus écologique, fonctionnel et esthétique : c'est le genre de technique que je souhaite apprendre et développer.



